Très préoccupé par l’absence de paix et des conditions infrahumaines auxquelles sont soumises les populations de la partie orientale de la RDC, Félix Tshisekedi a effectué ce lundi 5 janvier, une visite éclair de travail à Luanda auprès de son homologue angolais et président en exercice de l’Union Africaine, Joao Lourenco.
A en croire un communiqué de la Présidence angolaise, les deux chefs d’état ont eu des entretiens en tête-à-tête au Palais Présidentiel de la Cidade Alta. Au menu de leurs discussions, la situation sécuritaire à l’Est du Congo, faite des violences armées, œuvres des rebelles de la coalition AFC-M23 soutenues par le Rwanda de Paul Kagame. Une situation qui persiste malgré des innombrables initiatives de paix engagées par des acteurs au niveau régional, africain et international.
Au cours d’une interview accordée à la presse angolaise au sortir de cet entretien, le Président de la RDC a signifié que « sa visite était liée au retour de la paix à l’Est de la RDC » tout en relevant l’importance de la concertation avec l’Angola, acteur clé des efforts de la médiation en Afrique Centrale et Australe. Félix Tshisekedi a affirmé que son homologue angolais lui a présenté plusieurs propositions qu’il a jugées « très intéressantes » estimant qu’elles pourront aider de manière significative le Congo à sortir de cette crise qui la secoue depuis une trentaine d’année.
Abordant l’évolution de la situation sur le terrain, le chef de l’état congolais a reconnu qu’elle demeure très préoccupante parlant d’«une guerre qui nous a été imposée ». Toutefois, Félix Tshisekedi ne s’est pas privé de réaffirmer l’attachement de son pays aux solutions diplomatiques et aux mécanismes multilatéraux.
Signalons que la rencontre de Luanda s’inscrit dans la dynamique des efforts diplomatiques de la région des Grands Lacs et du continent africain. L’Union Africaine sous la présidence angolaise, poursuit ces consultations en vue de trouver des solutions capables de mettre fin définitivement à un conflit qui n’a que trop duré.
Il faut souligner que cette initiative purement africaine revient au galop après que la RDC se soit retiré des discussions de Doha au Qatar entre les rebelles et le gouvernement congolais d’une part, et de l’autre, l’accord de Washington du 4 décembre dernier signé cette fois-là entre Kinshasa et Kigali sous la médiation du président américain D. Trump. Un accord qui a volé aux éclats, foulé au pied et torpillé par le Rwanda qui, le premier avait pris l’initiative de s’accaparer de la ville d’Uvira une semaine après la signature de cet accord.
Rédaction-Congo24h


